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De l'impuissance à la cohérence

  • Photo du rédacteur: Laëtitia Michalopoulos
    Laëtitia Michalopoulos
  • 23 févr.
  • 3 min de lecture

Coucou belle âme ☺️❤️


Aujourd’hui, je vais aborder un sujet qui me travaille depuis plusieurs semaines.


La sortie de nouveaux éléments liés à l’affaire Epstein a provoqué un raz-de-marée médiatique. Impossible d’y échapper. Personnellement, j’ai choisi de ne pas consulter les documents. Je connais ma sensibilité. Je sais que certaines images ou certains détails peuvent marquer durablement. Je n’ai pas besoin de tout voir pour comprendre l’ampleur morale du problème.


Je ne vais donc pas analyser les faits. Je ne suis ni journaliste, ni juriste. Et je ne prétends pas détenir la vérité.


En revanche, je peux parler de ce que cela provoque en moi.

Un sentiment d’impuissance.

De colère.

D’injustice.


Parce que lorsque des révélations d’une telle gravité surgissent, et que malgré tout rien ne semble réellement bouger, cela interroge profondément notre rapport au pouvoir, à la justice, aux institutions.


On peut faire semblant de ne pas être impacté.

Moi, je me sens impactée.


La question qui revient, encore et encore, c’est :

Et maintenant ?

Que fait-on de cette conscience ?

Que fait-on de cette colère ?


D’abord, soyons clairs : être en colère est légitime. La colère est le signal que nos limites morales sont franchies. Ce n’est pas une faiblesse. C’est un indicateur.

Mais transformer cette colère en chaos ne servirait personne.


La violence n’est pas une solution. Elle détruit ce qu’elle prétend défendre et offre toujours un prétexte supplémentaire à plus de contrôle, plus de restrictions, plus de peur.


Ce qui me semble plus dangereux encore que l’affaire elle-même, c’est la division qu’elle peut amplifier entre nous.


Se déchirer entre citoyens, s’insulter, se mépriser pour des opinions différentes… c’est gaspiller notre énergie.


Un peuple divisé est un peuple affaibli.

Un peuple soudé est un peuple plus difficile à ignorer.


Je crois profondément que la cohésion, la bienveillance et l’entraide sont des formes de résistance beaucoup plus puissantes qu’on ne le pense. Pas naïves. Stratégiques.


Nous ne contrôlons pas les sphères de pouvoir mondiales.

Mais nous contrôlons nos choix.


Et notamment un levier immense : l’argent.

Dans le cahier des 100 jours de Lilou Macé, un exercice m’a marquée : considérer l’argent comme un bulletin de vote.


Nous ne vivons pas en autarcie. Nous dépendons d’un système. Mais nous pouvons décider ce que nous soutenons. Nous pouvons choisir quelles entreprises nous enrichissons, quelles marques nous encourageons, quelles valeurs nous finançons.


Les grandes structures n’existent que parce que nous les alimentons.

Reprendre le contrôle de sa consommation n’est pas anodin.

C’est un acte concret.

Un acte répété.

Un acte cumulatif.

Ce n’est pas spectaculaire.

Mais c’est réel.


Et j’ai une autre idée.

Et si, au lieu de reproduire toujours les mêmes formes de protestation, nous innovions ?

Une manifestation silencieuse.

Des pancartes claires.

Des messages simples :

“Nous sommes là.”

“Nous voyons.”

“Nous sommes unis.”


Dans un monde saturé de cris et de polémiques, le silence peut devenir un message en soi. Une présence calme, déterminée, impossible à caricaturer.

Le silence n’est pas de la passivité.

C’est de la maîtrise.


Il montrerait que nous ne sommes ni aveugles ni hystériques.

Que nous sommes conscients.

Que nous réfléchissons.

Que nous observons.

On peut ne pas avoir le contrôle des décisions globales.

Mais on peut refuser d’être divisés, manipulables, ou désorganisés.

La vraie puissance n’est peut-être pas dans le bruit.

Elle est dans la cohérence.


Je ne prétends pas sauver le monde.

Je refuse simplement de rester passive intérieurement.


Si nous canalisons notre colère en cohésion, en choix responsables, en entraide et en présence lucide, alors oui, nous avons du pouvoir.

Pas un pouvoir violent.

Un pouvoir stable.

Et ça, c’est déjà immense.


Je t’envoie plein d’énergie d’amour ❤️❤️❤️

1 commentaire


Henri Mas
Henri Mas
01 mars

Bonsoir,

il est vrai que cette situation est dégoutante à plus d'un titre car elle est initiée par des élites politique, économique, sociale et la crême de la haute société. Tous ces gens, moralistes à tout va, législateurs et autres donneurs de leçons ne méritent pas simplement une manifestation mais une mobilisation devant toutes les justices de tous les pays afin que le droit soit rendu comme si chacun de ces individus n'était en réalité qu'un mortel trés commun. Ecartons tout désir de vengeances, meurtres ou autres, seulement que l'INJUSTICE soit établie, reconnue, condamnations rélles prononcées et appliquées en attendant la justice DIVINE. PAIX à vous.

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