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Elle vit toujours en moi ❤️

Elle vit toujours en moi ❤️

Photo du rédacteur: Laëtitia Michalopoulos
Laëtitia Michalopoulos
11 oct.
4 min de lecture

Coucou belle âme ☺️❤️


Aujourd'hui, j'avais envie de partager avec toi un événement très particulier que j'ai vécu.


Cet épisode de ma vie me touche profondément, et tu vas vite comprendre pourquoi.


Il y a un peu plus de sept ans, je suis tombée enceinte de mon second enfant, une petite princesse 🥰


J'ai eu une grossesse idyllique, comme pour ma première, et je me considère très chanceuse à ce niveau-là, car je sais que c'est loin d'être le cas pour toutes les femmes.


Chaque examen et chaque échographie se déroulaient à merveille. Et grâce aux progrès technologiques, nous avons aujourd'hui la chance de découvrir nos bébés en 3D et même en vidéo.


Cependant, à un peu plus de huit mois de grossesse, je me suis rendue en urgence à la maternité, car je ne la sentais plus bouger.


Malheureusement, son cœur avait cessé de battre, sans aucun signe avant-coureur.


Il est difficile d'expliquer ce qui se passe à l'intérieur de nous dans ces moments-là.


Je pense avoir réussi à traverser cette épreuve mieux que je ne l'aurais fait autrefois. J'avais déjà connu le deuil avec la perte du père de ma fille, et cette expérience m'avait appris certaines choses. Je ne voulais pas me faire à nouveau tout le mal que je m'étais infligé à cette époque.


Mais il n'en reste pas moins que cela a été un deuil qu'il m'a fallu traverser. Pas seulement le deuil de mon bébé, mais aussi celui de toute la vie que j'avais imaginée avec elle.


Même si, en apparence, j'ai pu donner l'impression de m'en remettre rapidement, en réalité, cela s'est fait par étapes.


Je ne me suis pas morfondue, mais il m'a fallu une bonne année avant de pouvoir reprendre possession de ma chambre, que j'avais aménagée pour elle.


J'ai donc dormi dans un canapé-lit pendant presque deux ans.


Il m'a fallu deux années supplémentaires avant d'être capable de revendre les achats les plus importants : la poussette, le lit et tout ce que j'avais préparé pour son arrivée.


Et aujourd'hui, plus de six ans après sa perte, je me sens enfin prête à me séparer de certaines peluches, des biberons, des bavoirs et de quelques accessoires.


En revanche, il m'est encore totalement impossible d'imaginer me séparer des vêtements que j'avais achetés pour elle.


Rien que d'y penser, cela me tord le cœur.


Alors, je vais les garder jusqu'à ce que je me sente prête.


Peut-être que cela me demandera encore de nombreuses années. Peut-être même que je n'en aurai jamais la force.


Peu importe. Je préfère respecter mon rythme plutôt que de me briser le cœur en essayant d'aller plus vite.


Je pense qu'une partie de moi n'a toujours pas accepté ce qui m'est arrivé ce 10 mars 2020.


D'ailleurs, dès que je rêve d'un bébé, c'est la panique !


Dans mon rêve, je commence à stresser en me demandant depuis combien de temps je ne lui ai pas changé sa couche, quand je l'ai nourrie pour la dernière fois, pourquoi je ne me suis pas occupée d'elle...


Et surtout, pourquoi n'a-t-elle pas pleuré ?


Je me réveille alors avec des palpitations et un profond mal-être.


Heureusement, ce rêve ne revient pas toutes les nuits, mais je me demande parfois si, un jour, cela finira par passer ou si mon inconscient continuera, ad vitam aeternam, à me renvoyer à cette petite fille dont je n'ai pas pu prendre soin.


À travers cet article, je souhaite deux choses.


La première, c'est te rappeler que certaines choses demandent du temps et qu'il est important de faire preuve de douceur envers toi-même.


Tu n'as pas à te forcer à aller mieux. Tu n'as pas à faire semblant de rien.

Le deuil est un chemin parsemé de hauts et de bas. Certains jours, on se sent bien, on avance, on sourit. Et puis, sans prévenir, la douleur refait surface.


Cela ne signifie pas que l'on régresse, simplement que certaines blessures ont besoin de temps.


Et accepter cette réalité permet parfois d'atténuer la douleur, même si cela ne l'efface pas totalement.


La seconde, c'est de faire vivre ma fille.


C'est une manière que j'ai trouvée de lui donner une existence : en parlant d'elle.


Car même si elle ne s'est incarnée que pendant huit mois dans mon ventre, elle a bel et bien existé.



Je l'ai sentie bouger, je l'ai même vue bouger grâce aux échographies.


Son existence a été courte, mais prodigieuse, car elle a laissé une empreinte d'amour immense en moi. ❤️


Et même quelques-unes de ses cellules ! 🥰❤️


Eh oui ! Il existe un phénomène scientifique absolument fascinant que l'on appelle le microchimérisme fœtal.


Pendant la grossesse, certaines cellules du bébé traversent le placenta et passent dans l'organisme de la mère, où elles peuvent s'installer durablement.


Et ce qui est particulièrement émouvant, c'est que certaines de ces cellules peuvent rester dans le corps de la maman pendant plusieurs décennies, parfois même toute sa vie ! ❤️


On en a notamment retrouvé dans le sang, le foie, la peau et même le cerveau de certaines mères.


Et ce phénomène ne nécessite pas forcément d'avoir mené une grossesse à terme.


Tu imagines ? 🥹❤️


Finalement, j'aime me dire qu'elle vit toujours en moi. Pas seulement dans mon cœur, mais aussi dans mon corps.


Lorsque j'ai découvert ce phénomène, cela m'a fait tellement chaud au cœur ! ❤️


Me dire qu'une petite part d'elle pourrait encore être là, quelque part en moi...



Cela peut paraître peu, mais à mes yeux, c'est immense.


Parce que même si je n'ai pas eu la chance de la voir grandir, de l'accompagner dans ses premiers pas ou de partager avec elle tous ces moments que j'avais imaginés, rien ne pourra jamais effacer son existence ni l'amour que je lui porte.


Voilà, tu en connais un peu plus sur moi, sur mon parcours de vie et sur ce que j'en ai tiré.


Je t'envoie plein d'énergie d'amour ❤️❤️❤️

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