
J'ai traversé la nuit noire de l'âme... et je m'en suis sortie
- Laëtitia Michalopoulos
- 6 juil.
- 4 min de lecture
Coucou belle âme ☺️❤️
Pour faire suite à mon article de la semaine dernière, je vais te parler de la nuit noire de l'âme que j'ai traversée en étant le plus honnête possible.
Il y a certaines choses que j'ai traversées à cette période dont je ne suis pas fière, mais elles faisaient partie du chemin et elles étaient nécessaires pour que je puisse être là où j'en suis aujourd'hui.
L'éveil de la conscience est loin d'être le seul élément qui m'a menée à cet instant. Bien au contraire ! Il a juste été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase.
Dans les faits, j'ai perdu le père de ma fille en 2003, soit 14 ans avant cet événement.
14 ans à porter le poids de l'éducation de ma fille seule, sans vrai soutien familial. Avec une fatigue chronique déjà existante, une hypersensibilité, de l'anxiété et j'en passe des meilleures.
C'était sûr qu'à un moment, j'allais craquer !
Ajoute à ça que je fais en plus des terreurs nocturnes et que j'acceptais de moins en moins le fait d'avoir besoin de dormir autant, voire de dormir tout court, vu les nuits terribles que je passais et le fait d'être toujours fatiguée.
Cela m'a menée à commencer à consommer du speed couramment au moment de mon burn-out. Pas pour fuir ma vie ! Loin de là, mais pour avoir plus d'énergie et moins dormir.
Le speed est en partie composé d'amphétamines, ce qui crée un semblant d'énergie, un esprit plus clair et une meilleure concentration, du moins au début, car après un petit temps, cela n'est plus du tout le cas.
En réalité, cette énergie, je ne la possédais pas et je suis vite arrivée au bout de cet effet que je recherchais : l'énergie d'assumer mes journées.
Alors je suis passée de la fée du ménage à la bonne à rien faire. 😅
J'étais dans le fond du trou, en plein burn-out et, on ne va pas se le cacher, le speed amplifie tout. Ce n'est pas le genre de drogue qui vous permet d'oublier vos soucis : elle les amplifie.
Sans parler que, lorsque vous privez votre cerveau de sommeil, celui-ci finit par partir en freestyle ! Hallucinations, brouillard mental... et cela peut aller jusqu'à la paranoïa.
J'étais juste en train de m'enfoncer encore plus rapidement, mais avec une chose en tête : ça n'est qu'une période et je ne vais pas consommer pendant des lustres.
Comme je te le disais la semaine dernière, ma fille est adolescente à ce moment-là et elle lutte fermement contre les changements que j'essaie d'instaurer. Rien d'anormal à cet âge. 😂 Mais je ne suis plus capable de tenir mon rôle de mère correctement à cette période. J'étais à bout et les choses devaient changer.
Suite à une dispute et à une communication plus que catastrophique, elle a fini par aller voir les assistantes sociales pour être placée. Cela n'a duré que quelques mois et remonte à presque 10 ans. Mais encore aujourd'hui, je ressens de la honte pour ça.
C'était une période de faiblesse très humaine et plus que compréhensible, vu tout ce que j'avais porté seule jusque-là. Mais se pardonner ce genre d'erreur n'est pas chose facile.
Cependant, je reste persuadée que cela était la meilleure chose pour elle comme pour moi. Je devais pouvoir tomber dans le fond de ce trou, mais pour cela, je devais être seule pour ne pas l'entraîner avec moi.
Plusieurs fois, avant cette expérience, je croyais avoir atteint le fond du trou, mais je me suis rendu compte que je ne l'avais pas atteint avant cet instant.
J'ai voulu mourir.
J'ai essayé de mourir jusqu'à ce que je comprenne que c'est juste la version de moi que j'avais entretenue jusque-là qui avait besoin de "mourir", pas moi.
Je n'avais pas besoin de renoncer à la vie. Pour que les choses changent, je devais changer et laisser derrière moi certaines choses, beaucoup de choses.
J'ai donc profité de cette période où j'étais seule avec moi-même.
Je me suis éloignée de tout le monde. Je me suis isolée, car je devais me découvrir sans influence de l'extérieur sur moi, et surtout sans l'influence de ma famille.
Et puis, je considère que personne n'avait à subir ça. J'étais au plus mal, mais c'était mon problème et la solution se trouvait en moi.
Finalement, quelques mois après le début de la nuit noire de l'âme, j'ai commencé à lâcher prise sur énormément de choses, mais surtout sur ma fatigue.
Je me suis textuellement dit : « Ok Laëtitia ! Tu as besoin de sommeil, c'est comme ça. Tu vas dormir autant que tu en as besoin sans culpabiliser. »
J'ai arrêté le speed, j'ai dormi, j'ai commencé à lire des ouvrages de développement personnel et de spiritualité, j'ai regardé des documentaires... Enfin bref, j'ai commencé le chemin vers la sérénité, le bonheur choisi, la spiritualité... vers moi, quoi.
C'est lorsque j'ai arrêté de me battre que j'ai pu remonter la pente. La vie n'est pas un combat à mener, mais une expérience à vivre.
Et toi, dis-moi, as-tu vécu la nuit noire de l'âme et comment as-tu surmonté cette épreuve ?
Je t'envoie plein d'énergie d'amour ❤️❤️❤️


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