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Je suis hypersensible et ce n'est pas tous les jours facile !

  • Photo du rédacteur: Laëtitia Michalopoulos
    Laëtitia Michalopoulos
  • 26 janv.
  • 2 min de lecture

Comme je te le disais la dernière fois, en plus d’être multipotentielle, je suis hypersensible.


Il y a pour moi une citation, que l’on attribue à Gustave Flaubert, qui est très représentative de ce qu’est l’hypersensibilité : « Ce qui vous effleure me transperce. » Pour moi, elle est criante de vérité tant parfois je me sens littéralement transpercée par mes émotions. J’ai l’impression qu’un poignard vient de m’être planté droit dans le cœur.


Il m’est souvent arrivé d’entendre que j’étais « trop », que j’exagérais. Mais la vérité, c’est que je reçois l’information plus intensément et que mes réactions sont tout simplement adaptées à l’intensité de l’émotion ressentie.


Ainsi, si je suis triste, je vais pleurer à chaudes larmes.

Si je suis en colère… eh bien, je vais pleurer aussi 😅

Et si je suis joyeuse, je pleure encore… Non, je déconne. La joie, chez moi, s’exprime plutôt de façon « enfantine ». Je peux sauter partout, danser, chanter. Elle se manifeste de nombreuses façons, mais une chose est sûre : on ne peut pas passer à côté.


Le problème, c’est que pendant très longtemps, j’ai subi ces ressentis. Incapable de lâcher prise, je m’accrochais encore et toujours, jusqu’à m’écorcher. Puis j’ai appris, j’ai grandi, j’ai évolué. Et même si parfois les choses m’échappent encore, aujourd’hui ce n’est plus un problème.


J’aime me rappeler la chance que j’ai d’être encore capable de m’émerveiller comme un enfant, quand certains sont blasés. D’être capable de voir la beauté qui m’entoure, quand d’autres sont concentrés sur l’ombre.


L’hypersensibilité s’accompagne aussi souvent d’une grande empathie. Une capacité à capter les émotions ou une ambiance qui peut échapper à d’autres. Là encore, il m’a fallu du temps et du travail pour apprendre à prendre mes distances avec toute la misère du monde, car entre ressentis et projections, j’ai fini par me noyer dans ce flot incessant.


Aujourd’hui, je suis davantage capable de faire la part des choses et d’être un véritable soutien, car je ne regarde plus les situations de manière uniquement subjective, mais dans leur ensemble. Et ça, c’est une bonne chose pour pouvoir accompagner les gens de la meilleure façon qu’il soit. J’ai d’ailleurs pris mon temps avant de me lancer, car je me disais :

« Si je me mets à pleurer pendant la séance, ça va être un peu le bordel. » 😅


Et puis, il y a la sensibilité aux influences extérieures. Par exemple, je ne supporte pas de me retrouver coincée au milieu d’un mouvement de foule. C’est la panique immédiate, et ça part directement en crise d’angoisse.


Il y a aussi cette petite chose qui m’irrite profondément : les bruits de bouche en mangeant, entre autres. Et crois-moi, ça remonte à loin ! Je me rappelle avoir… quoi ? Huit ans à tout casser ? Et dire à quelqu’un :

« Dis donc, tu en fais beaucoup de bruit quand tu manges ! » 🤣

Et ça ne m’a jamais quittée depuis.


Enfin bref, en résumé, mon hypersensibilité ressemble à ça :

à de gros moments d’inconfort, et à d’incroyables instants d’émerveillement et de joie immense.


Ressentir intensément n’est pas tous les jours facile… mais tu veux savoir quoi ?

Je n’échangerais ça pour rien au monde.

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